Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 02:00


           
Voilà, c’est la fin. Un dernier message solennel et tristounet s’impose donc, afin de clore convenablement cette aventure…

            Tout d’abord, merci à tous les lecteurs qui ont suivi en silence ces folles péripéties, et à tous les commentateurs qui m’ont fait régulièrement part de leurs opinions sur mon sort. J’ai tout simplement l’impression d’avoir emmené avec moi, dans mes valises, cent cinquante personnes, cent cinquante petites voies qui m’orientaient, et je me suis rarement senti seul ! Merci donc.

            Mais j’avais encore tant de choses à dire. Je ne t’avais toujours pas raconté l’histoire du singe galopant hors de ma cuisine, un paquet de spaghettis sous le bras. Il fallait pourtant que je t’explique la si bonne recette du pilau, et que je te montre les photos de mon mini safari dans la réserve de Shimba Hills. Et puis j’avais encore beaucoup de choses à faire. Je voulais escalader le Kilimandjaro, savoir parler couramment le swahili… Alors peut-être que ce sera l’occasion de revenir une autre fois, qui sait… ?

            En cinq mois, j’ai fait connaissance avec un pays et une culture, j’ai rencontré de nombreuses personnes. Et maintenant, je dois tout laisser en plan. Il y a bien des gens que je suis très content de ne plus jamais revoir, mais il y en a d’autres qui vont me manquer. J’ai rencontré des gens tout simplement biens, avec lesquels tout était simple et naturel, et qui m’ont fait découvrir leur pays. Et je sais très bien, tout comme eux, qu’ils n’auront jamais les moyens de s’acheter un billet pour la France. Certains m’ont dit que j’étais presque devenu un Kenyan, ça m’a fait un drôle d’effet. Je repense donc à ces repas à la tombée de la nuit, à l’African Pot, devant un poulet au curry et deux chapatis, à regarder les news de Nairobi en swahili tandis que le DJ lance un Tony Nyadundo. C’est bizarre, j’ai comme un truc dans la gorge…

            Ce matin 1er décembre, je me suis donc levé avant le soleil à 4h30, nous nous sommes ensuite rendus à Milalani pour compter les fleurs de notre population de niébé sauvage, Vigna unguiculata, nous sommes passés à la station expérimentale maintenant déserte de Muhaka, puis nous sommes allé déjeuner chez Aniello’s à Diani Beach. Nous sommes ensuite partis pour les cinq cents kilomètres du trajet Mombasa-Nairobi, sur une route maintenant parfaitement lisse grâce au président sortant candidat des bananes, j’ai pu voir sur le chemin les zèbres du grand parc du Tsavo, et j’ai eu vraiment très chaud. Je suis arrivé dans la soirée à Nairobi, la ville la plus dangereuse d’Afrique, et c’est à 1h00 du matin heure kenyane que je suis monté dans l’avion de la Swiss Air à l’aéroport international Jomo Kenyatta. Je suis maintenant à 1000 mètres dans les airs, pensif, au-dessus du désert du Sahara. Et c’est ainsi dans l’après-midi du 2 décembre 2007 que j’atterrirai à Paris, France, où je me dirigerai machinalement vers mon TGV à la gare de Lyon qui me conduira alors jusqu’à son terminus, à Lyon même. Les gens seront très pâles, et j’aurai très froid. À mon arrivée, j’irai certainement me coucher bien vite chez ma grand-mère rue Sainte-Hélène, et le lendemain 3 décembre, c’est au CNRS que je commencerai mon stage de secours sur l’audition et l’olfaction… Mais à ce moment-là, une partie de moi-même sera encore dans les airs !

 

            À très bientôt donc, l’adresse de mon éventuel prochain blogue s’inscrira sur cette page en temps voulu…


Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus